Le projet Onkalo

Le nucléaire bénéficie toujours d’une côte de popularité élevée après Fukushima, particulièrement auprès des dirigeants politiques. Ces dernières années, l’administration Obama et le Parti Communiste Chinois ont ainsi annoncé et entrepris des programmes de construction de réacteurs d’une ampleur non négligeable, et le retrait allemand du nucléaire n’est qu’un épiphénomène (d’autant plus que la baisse de la production d’électricité d’origine nucléaire n’est pas égale à la baisse de la consommation, bien moins importante). Le nucléaire est aujourd’hui considéré comme étant une solution de choix face à la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le problème du traitement des déchets est donc d’autant plus actuel que sur les trois scénarios possibles concernant les déchets radioactifs (diminution du stock, stabilisation du stock ou enfin augmentation), le dernier semble être le plus probable. Les stocks de déchets à vie longue étant de toute manière destinés à augmenter tant que les premiers déchets produits ne seront pas inoffensifs, et ce dans plusieurs dizaines de milliers d’années. Les déchets sont divisés selon les catégories présentées ci dessous :

549px-Radioactivité_critère

Les déchets posant problème sont tout ceux à haute activité (HA) et ceux à moyenne activité et vie longue (MAVL). Pour ces deux types de déchets, la  France, comme la plupart des pays producteurs de déchets nucléaires, a opté pour un projet d’enfouissement en couche géologique profonde. Le cas Onkalo est cependant différent de l’ensemble des projets similaires. Ainsi là où la Loi de programme sur les déchets radioactifs française pose comme principe que le stockage soit réversible, y compris dans le cas de Cigéo qui est le projet français d’enfouissement en couche géologique profonde, Onkalo ambitionne d’être un enfouissement permanent et irréversible ce qui en fait un cas unique au monde. Le seul autre projet d’enfouissement irréversible déjà réalisé est le Waste Isolation Pilote Plant qui sert à entreposer des déchets de moyenne activité ayant servi et servant à la réalisation des armes nucléaires américaines.

Onkalo ambitionne de stocker l’intégralité des déchets nucléaires finlandais à venir mais il existe dès aujourd’hui de nombreuses solutions pour stocker des déchets, même si les HA et les MAVL posent problème partout. La solution la plus courante, et c’est l’image qui vient à l’esprit lorsqu’on on parle de traitement des déchets nucléaires, ce sont les piscines de stockage. Si cette solution convient pour tout les types de traitement des déchets, l’office de traitement des déchets français (ANDRA) spécifie cependant que dans le cas des déchets les plus radioactifs, ce n’est qu’une solution temporaire. Une autre solution couramment utilisée, notamment aux Etats Unis, est le stockage dans des « fûts secs » qui sont stockés en surface. Cette solution a été développée quand les piscines américaines furent proche d’un taux de remplissage critique dans les années 1980 et elle est toujours d’actualité. L’enfouissement géologique profond, qui est en au stade de la recherche ou de la réalisation du projet dans la plupart des pays l’ayant choisi, est similaire à la méthode des fûts secs sauf que ceux-ci sont stockés en profondeur.

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